Dans une petite ruelle de Tokyo, un petit café en sous-sol nommé Funiculi Funicula pouvant accueillir tout au plus une dizaine de clients est le décor de cette histoire. Teinte sépia, plusieurs horloges indiquant des heures différentes, une étonnante sensation de fraicheur malgré l’absence de climatisation, une mystérieuse femme en blanc lisant toute la journée à la même place,… et une rumeur évoquant la possibilité de voyager dans le passé !
Mais de nombreuses règles très contraignantes tiennent à l’écart la plupart des potentiels intéressés par ce voyage. Par exemple, quoi que vous fassiez lors de votre séjour dans le passé, la réalité du présent n’en sera pas modifiée. Ou encore, il faut avoir terminé son café avant qu’il n’ait refroidi pour retourner dans le présent. Quel intérêt alors, de retourner dans le passé pendant seulement quelques minutes sans que cela impacte pour autant votre présent ? C’est la question à laquelle certains des personnages vont tenter de répondre en effectuant cet incroyable voyage.
Le décor original en huis clos, tout comme les nombreux dialogues et les entrées et sorties des personnages récurrents font tout de suite penser à une pièce de théâtre, ce qui est normal étant donné que ce roman est une adaptation de la pièce de théâtre de l’auteur. Les personnages, tous très typés, se dévoilent véritablement l’un après l’autre lors de leurs voyages dans le temps, donnant lieu à des scènes pleines d’émotions et de réflexion. De l’amour perdu à la dureté de la maladie d’Alzheimer, en passant par une tragédie familiale, ce roman semblant plutôt léger lors des dialogues initiaux est pourtant assez profond et surtout très vite addictif. Je vous le conseille vivement !