Hatoko vient tout juste de se marier à Mitsurô, jeune veuf et papa de la petite QP. Propriétaire de la papèterie Tsubaki dans la ville de Kamakura, elle est également écrivain public et aide ses clients en mettant des mots sur leurs sentiments. Elle est à l’aube d’une toute nouvelle vie, découvrant le rôle de mère et d’épouse en même temps que la vie de famille pour la première fois. En se lançant pleinement dans tous ces rôles avec volonté et passion, elle nous entraîne dans son quotidien si particulier et pourtant si doux, entre lettres et calligraphie, cours de cuisine avec QP et promenade dans un temple voisin, rencontre de sa belle-famille et souvenirs de l’Aînée…

Ce roman est un véritable bain de douceur, comme si, en ouvrant le livre, un rayon de soleil venait se poser sur vous et réchauffer délicatement votre cœur. Si les rencontres de ses clients et les lettres écrites pour eux (retranscrites en français et en japonais, quel plaisir!) sont le fil conducteur du récit, la découverte progressive du rôle de maman est bel et bien le thème central du livre. L’ombre de l’Aînée plane toujours sur Hatoko, mais elle comprend au fur et à mesure le comportement qu’elle avait en se retrouvant confrontée à cette nouvelle vie avec QP.

Les récits des clients et les lettres qui en découlent sont vraiment touchants, et l’évolution de la vie de cette nouvelle famille recomposée est passionnante. Mais je trouve que ce sont tous les éléments épisodiques qui les relient (promenades solitaires, moments de cuisine, rituels traditionnels,…) qui créent cette magnifique atmosphère pleine de douceur et de tendresse, hors du temps. Suite du livre La papèterie Tsubaki, La république du bonheur peut tout à fait se lire sans avoir lu le précédent, et c’est un vrai coup de cœur !