Au départ de Kumamoto, nous avons décidé de prolonger un peu notre voyage en nous rendant à Nagasaki, puis en descendant vers Kagoshima en passant par les îles Amakusa. Du coup, passage par le ferry jusqu’à Shimabara, et contour par le nord du Mont Unzen. La route était superbe, et nous mettait déjà dans le contexte historique de Kyûshû avec l’ancienne église catholique (ci-dessus) transformée en magasin de castela (pâtisserie originaire du Portugal).



Malheureusement, c’est ici que nous avons passé la pire nuit du voyage ! Le terrain de camping était abandonné et envahi d’araignées (un nombre incalculable), nous n’avons pas osé nous installer dans le sanctuaire par crainte d’être irrespectueux, et le seul petit bout plat que nous avons trouvé se situait derrière un konbini (supérette ouverte 24h/24), et surtout pile entre la route principale, un ruisseau envahi cette fois de moustiques, et le chemin de fer. Les voitures ont circulé toute la nuit, tout comme les moustiques d’ailleurs, la musique du konbini n’a pas cessé non plus, et seuls les trains ont fait une pause entre minuit et six heures du matin. C’était vraiment la pire nuit !
Mais dès le lendemain, nous avons repris la route et sommes arrivés à Nagasaki où nous attendaient plein de très beaux endroits et une population accueillante et décontractée.

Dejima est l’endroit principal où je souhaitais me rendre à Nagasaki. Cette île artificielle construite au XVIIe était le comptoir de commerce instauré pour le contact avec les Portugais, puis avec les Hollandais lorsque les Portugais furent chassés. Cette île était véritablement un comptoir de commerce isolé, où les « étrangers » étaient maintenus pour éviter les problèmes survenus auparavant (avec les missionnaires qui introduirent le christianisme et que le Japon expulsa violemment). Toute cette zone est marquée par l’influence occidentale, voire le mélange entre les deux cultures.




Bien évidemment, Nagasaki fait également appel à son histoire dramatique, et un passage par le Musée de la Bombe atomique est obligatoire. Il faut vraiment s’armer de courage pour affronter la réalité racontée de l’horreur, et c’est avec beaucoup d’émotion que nous sommes sortis de cette visite. De nombreuses statues ont été érigées pour maintenir le souvenir et que celui-ci nous rappelle que cette horreur ne doit plus arriver ! En voici quelques-unes :


La grue, symbole de la paix 
L’épicentre 
La mère et l’enfant




