Vous avez eu droit aux derniers articles sur nos visites et tout semble génial et merveilleux, mais ce n’est pas toujours le cas. Car après les problèmes mécaniques et autres nuits quasi-blanches, nous partions la fleur au fusil direction Shirakawago, un deuxième village traditionnel. Partis camper à la sortie de Takayama, nous recherchions un coin tranquille le long de la route. Voyant un chemin entrer dans la forêt, nous y allions tout contents lorsque : rencontre avec un sanglier ! Petit demi-tour rapide, et après avoir demandé à une habitante du coin, nous voilà à camper au bord de la nationale sur un vieux terrain de foot un peu comme des squatteurs.
Dîner rapide sur une plaque d’égout et montage de tente dans le noir avant une nuit entrecoupée par le bruit des camions… Ah, les joies du camping amateur ! Ce matin, lever à 4h30 pour tenter les 68kms jusqu’à Shirakawago. Une heure pour sécher les tentes/vélos /housses à cause de la rosée, puis 7kms d’entrée en pente à 5,5%, ça réveille ! La suite : une route magnifique bordée de rizières, puis longeant un fleuve en longue descente douce.



Sauf qu’après une longue descente, en général il y a une longue montée. Et celle-là a fait mal : 10kms à 8,8% de moyenne, que nous avons fait en partie à pied (avec 20 kilos de bagages et 36°, difficile de monter ces pourcentages à vélo) ! Heureusement, depuis le début la gentillesse des Japonais(es) nous épate.
En pleine montée, nous avons croisé un homme en train de descendre. Il nous a regardé en pleine galère et s’est mis à rire. Sur le moment, on s’est dit que nous devions avoir l’air bêtes à pousser nos vélos, tout en sueur et zigzagant sur le passages les plus pentus. Un peu plus tard, une voiture arrive derrière nous et s’arrête à notre hauteur : l’homme croisé plus tôt en descend, et nous tend deux bouteilles de thé frais ! Il était retourné dans la vallée, les avait achetées, puis était remonté pour nous les donner ! Eh bien, en plus de nous rafraichir, il nous a redonné toute l’énergie dont nous avions besoin pour atteindre le sommet et basculer en direction de Shirakawa-go.




Nous voici donc arrivés à Shirakawa-go, avant d’aller à Gokayama. Ce sont les endroits où sont toujours conservés des villages traditionnels avec les fameuses maisons de style gasshô-zukuri (合掌造り) au grand toit de chaume pentu fait pour résister aux fortes chutes de neige. Si Shirakawa-go est un véritable musée en plein air assez touristique, ce n’en est pas moins une expérience fabuleuse car de nombreuses maisons sont ouvertes aux visites et la promenade à travers le village est tout simplement magique !
A Gokayama, le village est toujours réellement habité, ce qui apporte une touche naturelle et vraie plus qu’intéressante. Nous y avons passé une nuit sur le camping aménagé au bout du village : quel plaisir de pouvoir se promener le soir et tôt le matin sans personne d’autre que les habitants et les rares campeurs dont nous faisons partie. Voici quelques photos de ces magnifiques villages.













